Organisation du marché financier en RDC (République Démocratique du Congo)

 

I.             NOTIONS

Le marché financier peut être défini comme le marché des capitaux à long terme. Il comprend un marché primaire, celui des émissions, et un marché secondaire, celui de la revente, appelé plus communément la Bourse.

1.1 Le marché primaire

1.1.1. Les demandeurs de capitaux à long terme

Les demandeurs peuvent être l’État, les collectivités locales ou les entreprises. L’État, comme une entreprise, doit faire face à des charges, appelées dépenses de fonctionnement (fournitures de bureau, traitement des fonctionnaires, etc.), mais il doit aussi assurer des dépenses d’équipements collectifs (routes, hôpitaux, écoles, etc.), appelées dépenses d’investissements. L’impôt doit, en principe, suffire à assurer les dépenses de fonctionnement mais il ne peut couvrir les dépenses d’investissement et l’État doit alors émettre des emprunts.

1.1.2. Les offreurs de capitaux à long terme

Les offreurs vont être nombreux et variés : particuliers, entreprises, investisseurs institutionnels, banques et groupements collectifs de placement. Les particuliers peuvent investir leur épargne dans des formules élaborées par les banques (comptes épargne, comptes à terme, bons de caisse, etc.), ils peuvent aussi épargner à plus long terme en se procurant des valeurs mobilières.

1.1.3. Les intermédiaires

Les demandeurs et les offreurs de capitaux sont mis en relation par les établissements de crédit et les sociétés d’investissement, qui assurent les émissions grâce à leur réseau.

 

1.2. Le marché secondaire : la Bourse

La Bourse est le lieu de rencontre de l’offre et de la demande de valeurs mobilières qui ont déjà été émises sur le marché financier primaire. La Bourse permet d’assurer la liquidité (c’est-à-dire la revente des titres souscrits par l’investisseur). On ne souscrit jamais à une augmentation de capital ou à un emprunt obligataire à la Bourse car celle-ci n’est, en quelque sorte, que le marché de la revente, le « marché de l’occasion » des valeurs mobilières ; on dit encore « marché secondaire ».

 

1.3. Rôle de la banque sur le marché financier

La banque joue un rôle non négligeable sur le marché financier. Elle peut, en effet, rendre des services soit aux sociétés émettrices, soit aux porteurs de valeurs mobilières.

 

 

II.           PAYSAGE DU SYSTEME FISCAL CONGOLAIS

2.1 LA BANQUE CENTRALE DU CONGO

La Banque Centrale du Congo est chargée de:

– Maintenir la stabilité monétaire du pays.

– soutenir la politique économique du Gouvernement

 

2.2 LE SYSTEME BANCAIRE COMMERCIAL

Les 18 banques commerciales agréées opérant au sein du système financier congolais sont des établissements de crédit constitués sous la forme juridique de sociétés par actions à responsabilité limitée (SARL) de droit congolais et ayant pour vocation principale la réception et la collecte des fonds du public, les opérations de crédit et la gestion des moyens de paiement.

Ce sont : BCDC, Banque Congolaise, RawBank, RMB, ECOBANK, BIC, STANBIC, BIAC, CITY BANK, PROCREDIT, AFRILAND FB, ACCESS BANK, SOLIDAIRE BANQUE INTERNATIONALE, MINING BANK CONGO, FIRST INTERNATIONALE BANK, SOFIBANK, LA CRUCHE BANQUE,

 

2.3 LES AUTRES INTERMEDIARES FINANCIERS

Les autres Intermédiaires Financiers (AIF) sont des personnes morales autres que les banques qui font comme profession habituelle:

  • L’achat et vente des monnaies; –
  • Le transfert des fonds;
  • La collecte de l’épargne;
  • Le crédit etc.

Les AIF sont répartis en 6 principales catégories à savoir les:

  • Sociétés financières : cas de la SOFIDE (Société Financière de Développement) ;
  • Caisse d’épargne: cas de la CADECO (Caisse générale d’épargne du Congo) ;
  • Institutions financières spécialisées: cas du F.P.I (Fonds pour la promotion des investissements) ;
  • Messageries financières : cas de Soficom transfert, Aiglon Services, Amis fidèles etc.
  • Bureaux de change :
  • Autres intermédiaires non bancaires: la SONAL, la SONAS et l’INSS qui sont des placeurs institutionnels.

REMARQUE : Ce secteur des AIF est notamment marqué par :

  • L’émergence des messagerie financière et bureaux de change ;
  • Le dysfonctionnement de la SOFIDE et la CADECO.
Patrick Tshiama Mulomba
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